La sonnerie de la rentrée a retenti, et avec elle, le grand retour des bonnes résolutions. Septembre est souvent perçu comme un second "nouvel an" : on veut tout changer, tout de suite, et recaser du sport dans un agenda déjà ultra-chargé entre le boulot, les enfants et les dossiers qui s'accumulent.
Le problème ? Vouloir rattraper l'été en remettant les bouchées doubles dès les premiers jours, tout en subissant le stress d'un planning sous tension, est le meilleur moyen de finir chez l'ostéopathe avec une tendinite ou une entorse.
1. Le grand paradoxe de septembre : l'envie de tout faire, le temps en moins
À la rentrée, l'énergie est là, mais le temps manque cruellement :
La tentation du "tout, tout de suite" : On a tendance à vouloir s'inscrire à trois cours par semaine, reprendre le running au même rythme qu'en juin ou enchaîner les séances intenses pour compenser les excès estivaux.
Le piège du stress de rentrée : Reprendre le travail à 200 %, gérer la logistique familiale et courir après le temps génère un stress chronique. Résultat : les muscles sont en permanence sous tension, la respiration est courte, et le corps encaisse beaucoup moins bien les impacts de l'effort.
Le manque de progressivité : Faute de temps, on zappe souvent l'échauffement ou la progressivité des séances. Passer d'une position assise prolongée (au bureau) à un effort violent (en salle ou sur un terrain) sans transition traumatise les tendons et les articulations.
2. Quand le corps lâche : les blessures typiques de la rentrée survoltée
Sous l'effet combiné de la fatigue nerveuse et de la reprise brusque, le corps finit par envoyer un signal d'alarme :
La tendinite de surcharge : Souvent au tendon d'Achille ou au rotulien. Le tendon, mal préparé et soumis à des impacts répétés, s'enflamme.
L'entorse ou le faux mouvement : La fatigue mentale liée au planning chargé diminue la vigilance et la proprioception. Sur un terrain de sport ou un footing, la cheville lâche plus facilement.
Les blocages vertébraux (lombalgies, dorsalgies) : Le cumul du stress de rentrée, d'une mauvaise posture au bureau et d'une reprise sportive brutale coince le bas ou le milieu du dos.
3. Comment s'organiser pour une reprise intelligente (et sans bobo) ?
Inutile de reporter à plus tard sous prétexte que "c'est la course" en septembre, mais il faut adopter la bonne stratégie :
Y aller par étapes : Mieux vaut 2 séances courtes et régulières par semaine qu'un unique entraînement "héroïque" et épuisant le dimanche soir. La clé, c'est la progressivité.
Préparer sa structure mécanique : Un bilan ostéopathique de rentrée permet de s'assurer que le bassin, la colonne et les articulations sont bien libres de leurs mouvements avant de relancer la machine. Cela évite les compensations invisibles.
S'accorder de de vraies coupures : Le sport doit être un sas de décompression face au stress du planning, pas une source de pression supplémentaire.
En résumé
Septembre est le moment idéal pour reprendre le sport, à condition de ne pas transformer ses bonnes résolutions en marathon contre la montre. Écouter son corps et doser ses efforts permet d'évacuer le stress de la rentrée sans finir blessé.
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