Publié le 26 avril 2018 (Mise à jour actualisée)
Dans les premiers mois de la vie, la manifestation de déformations crâniennes, comme un aplatissement unilatéral ou bilatéral de l'occiput, pose souvent la question du diagnostic différentiel et du traitement potentiel. Les recommandations suivantes constituent une revue sélective de la littérature basée sur les études actuelles et les directives de la German Society for pediatric Neurology ainsi que des recommandations américaines concernant la prévention de la mort subite du nourrisson.
Pathogénèse
À la naissance, les sutures crâniennes ne sont pas encore fusionnées, ce qui permet aux os du crâne de se mobiliser lors du passage des détroits pelviens et d'accompagner la croissance rapide du cerveau en postnatal.
La force de croissance la plus importante est le développement cérébral, dont le volume double dans les 6 à 7 premiers mois de la vie. Le crâne étant particulièrement malléable durant cette période, l'application de pressions ou de forces externes prolongées peut entraîner une déformation du crâne cérébral et du viscéro-crâne. Placer l'enfant systématiquement sur le dos peut ainsi mener à un aplatissement unilatéral ou bilatéral de l'occiput (plagiocéphalie positionnelle ou brachycéphalie positionnelle).
Il convient de distinguer ces déformations positionnelles des asymétries purement intra-utérines ou périnatales, qui se corrigent habituellement de façon spontanée et rapide. Pour cette raison rigoureuse, les termes de plagiocéphalie positionnelle (PP) ou brachycéphalie positionnelle (BP) sont généralement utilisés après 6 semaines de vie.
Cependant, l'accompagnement et la prévention ostéopathique peuvent et doivent intervenir dès les premiers jours de vie. Intervenir de manière très précoce permet de libérer les contraintes mécaniques post-partum avant que les structures ne se figent.
Facteurs de risques:
Facteurs prénatals :
Sexe masculin
Primiparité
Jeunes parents
Milieu socio-professionnel
Position anormale in utero (espace intra-abdominal limité) ou grossesses multiples, expliquant une incidence doublée chez les garçons (généralement plus massifs à la naissance).
Facteurs périnatals:
Interventions obstétriques (utilisation de ventouses ou de forceps)
Poids de naissance élevé
Prématurité
Circonférence crânienne importante
Facteurs postnatals
Position dorsale exclusive
Torticolis ou restrictions des mouvements de la tête
Préférence de latéralité (présente chez 8 % des nourrissons avant 16 semaines, entraînant un aplatissement unilatéral dans la moitié des cas)
Faible temps de positionnement ventral sous surveillance (tummy time)
Retard de développement ou faible activité
Alimentation au biberon sans alternance de côté
Les restrictions de mobilité cervicale (provoquant par exemple un torticolis ou un petit saignement au sein du muscle stéro-cléido-mastoïdien) constituent un facteur de risque majeur et sont retrouvées dans près de 20 % des cas de plagiocéphalie positionnelle.
La prise en charge au cabinet à Paris 20e
Face à une plagiocéphalie ou à un torticolis positionnel, l'ostéopathie propose une approche douce et non invasive adaptée aux nourrissons. Le travail consiste à relâcher les tensions membranaires du crâne, à lever les restrictions de mobilité des cervicales et du bassin, et à redonner de l'amplitude aux rotations de la tête. Cette prise en charge globale s'inscrit en parfaite complémentarité avec les conseils d'installation au quotidien.
Informations pratiques : Le cabinet est situé à Paris, dans le 20e arrondissement, à proximité de Montreuil, Bagnolet, Les Lilas, ainsi que des 10e, 11e et 12e arrondissements.
Adresse : 1, place Gambetta, 75020 Paris
Accès : Métro lignes 3 et 3bis | Bus lignes 26, 64, 69, 61 et la Traverse
Téléphone : 01 43 66 28 19
Ronan Monfort — Ostéopathe D.O. et Masseur-Kinésithérapeute D.E., agréé par l'Agence Régionale de Santé.